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Marque & posture · Newsletter · 6 min de lecture

Tout le monde court après les start-up. Elle, elle achète des laveries. Et c'est elle qui gagne.

+250 000 inscrits en disant l'inverse de tout le monde. Pendant que les autres rêvent de start-up, Codie Sanchez rachète des « business ennuyeux » : laveries, car-washs, plomberie. Le contraire, assumé, comme stratégie. La mécanique, à voler.

Par Amandine Serani, fondatrice de MIxED Agency

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Codie Sanchez a construit une audience de +250 000 inscrits en trois ans. Sa newsletter : Contrarian Thinking.

Son sujet ? Pas les start-up sexy, pas la tech, pas les cryptos.

Des laveries automatiques. Des stations de lavage. Des entreprises de plomberie.

Des « business ennuyeux », comme elle dit. Et c'est exactement pour ça qu'on l'écoute.

Tout le monde regarde dans la même direction. Elle pointe l'autre.

On va voir pourquoi ça marche aussi bien.

Le contraire, c'est la marque

Sur les réseaux, tout le monde dit la même chose. Mêmes conseils, mêmes rêves, mêmes mots. Personne ne sort du lot.

Elle a choisi une vérité que personne ne défend : la richesse n'est pas dans la prochaine appli. Elle est dans les commerces que tout le monde méprise.

C'est inconfortable, ça dérange. Et c'est précisément pour ça que ça marche. On se souvient de celle qui dit l'inverse.

Son nom le dit : « Contrarian Thinking », penser à contre-courant.

Le principe à reprendre : ne cherchez pas à mieux dire ce que tout le monde dit. Trouvez la chose vraie que personne n'ose dire, et tenez-la.

L'audience finance les actifs

La plupart des créateurs s'arrêtent à la vente d'un cours. Elle va plus loin.

Sa newsletter attire des gens qui veulent s'enrichir autrement. Elle leur vend une formation pour racheter ces commerces.

Et avec ça, elle fait autre chose : elle rachète elle-même ces entreprises, à travers sa holding. Le contenu finance les actifs.

Son audience ne lui rapporte pas que des ventes. Elle lui rapporte des opportunités, des associés, des affaires à racheter.

Le média, lui, devient une machine à dénicher des affaires.

Le détail malin : le vendeur devient la banque

Voici ce que la plupart ignorent sur ces business ennuyeux.

Dans une grande partie de ces rachats, ce n'est pas la banque qui prête. C'est le vendeur lui-même. Vous le remboursez dans le temps, avec les bénéfices de l'entreprise que vous venez d'acheter.

En clair : l'entreprise se paie presque toute seule.

C'est ça qu'elle enseigne. Et c'est ça qui rend ses promesses crédibles : des mécaniques réelles, pas du rêve.

La limite

Être à contre-courant, ça attire autant que ça repousse. Une partie des gens la déteste. C'est le prix d'une position tranchée.

Et acheter des commerces, ce n'est pas passif. Derrière le mot « ennuyeux », il y a de vrais salariés, de vrais problèmes, du vrai travail.

Le contraire paie. Mais il faut l'assumer jusqu'au bout, dans le discours comme dans les actes.

Ce que vous pouvez lui voler cette semaine

Un : écrivez la vérité de votre métier que personne n'ose dire. Celle qui dérange un peu. C'est votre angle.

Deux : demandez-vous ce que votre audience pourrait faire d'autre qu'acheter un cours. Une affaire, un partenariat, un actif ?

Trois : dans votre domaine, cherchez le « truc ennuyeux » que tout le monde snobe. C'est souvent là qu'est l'argent.

Codie Sanchez n'a pas gagné en suivant la mode. Elle a gagné en disant l'inverse, et en le prouvant avec de vrais actifs.

PS. La vérité que vous pensez tout bas et que personne dans votre secteur n'ose dire, c'est quoi ? Dites-la cette semaine.

Amandine Serani